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Alternatives à Indy, Tiime et Henrri : changer de logiciel de facturation sans casser sa numérotation
Alternatives à Indy, Tiime et Henrri : quand changer de logiciel de facturation, quoi comparer et comment migrer ses factures sans casser la numérotation.
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On ne cherche pas une alternative à Indy, à Tiime ou à Henrri par curiosité. On y vient parce que quelque chose coince : la fonction dont on a besoin est dans l’offre à 9 € de plus, le compte pro est imposé, la facture à l’étranger est pénible ou le prix a changé. Avant de lire des avis (qui racontent surtout le service client du jour), le plus utile est de savoir précisément ce qui vous gêne.
Cet article ne refait pas un comparatif de A à Z : il existe pour cela notre comparatif des logiciels de facturation gratuits. Ici, on part du problème : quelle alternative selon ce qui vous gêne, et comment changer sans casser votre numérotation ni votre archivage. Les offres citées sont celles affichées par les éditeurs le 2 octobre 2026. Je n’ai repris aucune note d’utilisateur, impossible à vérifier proprement.
Pourquoi les freelances quittent leur logiciel de facturation
- Une fonction utile se trouve dans une offre payante. Chez Indy, les relances automatiques et la signature électronique sont dans l’offre Plus à 9 € HT par mois, et les déclarations automatisées dans Premium (de 15 à 49 € HT par mois selon l’activité).
- Le logiciel est lié à un compte bancaire. Chez Tiime, les offres Smart et Business exigent le compte professionnel Tiime ; chez Indy, un compte pro accompagne l’offre. C’est un avantage si vous voulez tout au même endroit, un frein si votre banque vous convient.
- Le gratuit change de nature. Une promotion de rentrée (Abby affichait 40 % de remise le jour du relevé) n’est pas un tarif stable.
- Votre activité évolue : clients à l’étranger, plusieurs devises, besoin de savoir si la facture a été ouverte.
- La facturation électronique vous oblige à vérifier que l’outil se raccorde à une plateforme agréée, avec la réception obligatoire depuis le 1er septembre 2026.
Selon ce qui vous gêne, voici où regarder
| Ce qui vous gêne | Pistes à regarder | Ce que disent les éditeurs |
|---|---|---|
| Relances et signature payantes | Henrri, Abby Pro | Henrri annonce des relances automatiques dans son offre gratuite ; Abby les place dans l’offre Pro (9 € par mois en promotion le jour du relevé) |
| Compte bancaire imposé | Henrri, Facture.net, Abby Basique, Zervant | Offres de facturation gratuites annoncées sans compte lié ; vérifiez les limites une par une |
| Déclarations URSSAF et TVA | Indy Premium, offres payantes d’Abby | Déclarations automatisées dans les offres supérieures, avec des prix qui varient selon l’activité |
| Prospection, site web, rendez-vous | Facture.net | CRM, prise de rendez-vous et pages web inclus dans l’offre annoncée comme gratuite |
| Clients à l’étranger, devises, suivi d’ouverture | QuickBilling, en complément d’une plateforme agréée | 41 devises, lien de partage avec suivi d’ouverture, application et documents en français ; pas de paiement par carte |
Tiime ou Indy, que choisir ? Les deux affichent une offre gratuite avec devis et factures illimités et un accès à la facturation électronique. La différence se joue ailleurs : Indy met la comptabilité automatisée et un compte pro dès l’offre gratuite, Tiime réserve gestion de trésorerie, notes de frais et collaboration comptable à ses offres payantes à partir de 9,99 € par mois. Si vous voulez tout regrouper, Indy est direct. Si vous gardez votre banque et votre comptable, Tiime gratuit ou Henrri suffisent souvent.
Henrri vaut-il le coup pour un auto-entrepreneur ? Son éditeur, le groupe Rivalis, se présente comme gratuit et illimité : factures, devis et avoirs sans limite, multi-utilisateurs, rapprochement bancaire. Le revers : aucune déclaration URSSAF ni comptabilité annoncées dans l’offre gratuite, et le statut de plateforme agréée est à vérifier sur la liste officielle plutôt que sur le site de l’éditeur.
Avant de partir : ce que vous devez récupérer
- Toutes vos factures et vos devis, en PDF et en export de données si l’outil le permet.
- Votre liste de clients, avec SIREN, adresses de facturation et conditions de règlement.
- Vos modèles de lignes (prestations récurrentes, tarifs) : c’est ce qui prend le plus de temps à recréer.
- Le numéro de votre dernière facture émise et la date de la dernière facture : indispensables pour continuer la suite.
- Une copie de vos paramètres : mentions légales, conditions de paiement, IBAN.
Migrer sans casser la numérotation
C’est le point qui piège les freelances. D’après service-public.fr, chaque facture porte un numéro unique, dans une séquence chronologique et continue. Changer d’outil n’est pas une raison de repartir à zéro : vous continuez la même suite, ou vous ouvrez une nouvelle série avec un préfixe clair, mais sans trou ni doublon.
- Choisissez une date de bascule en début de mois, de préférence le jour où vous n’avez aucune facture en cours de rédaction.
- Dans le nouvel outil, réglez le prochain numéro sur la suite exacte de l’ancien (par exemple 2026-047 après 2026-046).
- Ne gardez pas deux outils actifs pour émettre les mêmes factures : un seul outil de référence pour la numérotation.
- Gardez l’ancien compte consultable tant que des factures émises restent à encaisser, au moins pour télécharger les justificatifs.
- Conservez vos archives : d’après service-public.fr, les factures et pièces justificatives se conservent 10 ans à partir de la clôture de l’exercice. Ne comptez pas sur un compte supprimé pour les garder à votre place.
- Prévenez votre expert-comptable de la date de bascule, avec les deux numéros qui encadrent le changement.
Facturation électronique : changer d’outil sans perdre sa plateforme
D’après la FAQ de la DGFiP, le choix d’une plateforme agréée est libre, vous pouvez en choisir plusieurs et en changer à tout moment. Vous signez un accord formel avec la plateforme que vous désignez pour recevoir vos factures dans l’annuaire des destinataires. En migrant, vérifiez donc deux choses : le nouvel outil se raccorde-t-il à une plateforme agréée, et la plateforme désignée pour la réception reste-t-elle la bonne ? Un changement d’outil sans changement de plateforme est possible si le nouvel outil se raccorde à la même.
Et QuickBilling, concrètement ?
QuickBilling n’est pas un remplaçant d’Indy ou de Tiime : il ne gère pas la comptabilité ni les déclarations URSSAF, et il n’est pas présenté comme une plateforme agréée de facturation électronique. Il convient à un freelance qui facture à l’international en plusieurs devises, veut voir si un client a ouvert la facture (les offres payantes enregistrent aussi l’adresse IP et la localisation), ou veut des relances optionnelles pour les factures envoyées depuis l’outil. Le plan gratuit comprend un espace, 5 clients et 5 liens de partage par mois : de quoi tester avant de décider.
