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Auto-entrepreneur étudiant : statut, impôts, cotisations et factures

Auto-entrepreneur étudiant : ce que disent service-public.fr, l’Urssaf et la Caf sur le statut, l’impôt, les cotisations, la TVA, la bourse et la facture.

Par Publié Mis à jour 13 min de lecture

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Oui, un étudiant peut être auto-entrepreneur : c’est l’ancien nom du micro-entrepreneur, le terme officiel aujourd’hui. Selon service-public.fr, un étudiant majeur peut exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale en parallèle de ses études. Exception : un étudiant étranger titulaire d’une carte de séjour « étudiant » ne peut pas cumuler les deux statuts, d’après la même source.

Cet article s’adresse aux étudiants en BTS, en école ou à l’université qui facturent de la rédaction, du graphisme, du code, des cours ou des photos. Il suit les pages officielles de service-public.fr, de l’Urssaf, de l’administration fiscale, du Crous et de la Caf.

Peut-on être étudiant et auto-entrepreneur ?

Oui. La fiche « Comment cumuler les statuts d’étudiant et de micro-entrepreneur ? » de service-public.fr (vérifiée le 7 avril 2026) indique qu’un étudiant peut exercer une activité indépendante en devenant micro-entrepreneur, parallèlement à ses études. « Auto-entrepreneur » reste le mot courant, mais le nom officiel est micro-entrepreneur, précise la fiche de service-public.fr sur la création.

L’âge compte. Un majeur peut exercer toute activité commerciale, libérale ou artisanale, avec les qualifications demandées pour une activité réglementée. Un mineur émancipé a besoin de l’autorisation d’un juge pour une activité commerciale, et un mineur non émancipé ne peut pas en exercer. La page exclut aussi la TVA immobilière, l’agricole rattaché à la MSA et les activités libérales qui relèvent d’une caisse de retraite autre que la Cipav ou la Sécurité sociale des indépendants (professions juridiques et médicales, experts-comptables, artistes-auteurs).

Quant au mot « étudiant », une circulaire du ministère de l’Enseignement supérieur (Bulletin officiel n° 28 du 11 juillet 2024) rappelle qu’il désigne, selon l’article L. 123-4 du Code de l’éducation, une personne inscrite dans un établissement d’enseignement supérieur pour suivre une formation initiale. L’impôt et la Caf ajoutent leurs propres limites d’âge, plus bas.

Un étudiant étranger peut-il devenir auto-entrepreneur ?

Cela dépend de la nationalité. Pour un ressortissant de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de la Suisse, la fiche « Un étranger peut-il créer une entreprise en France ? » de service-public.fr (vérifiée le 1er juin 2026) indique qu’aucun titre de séjour n’est nécessaire pour créer une entreprise. Au-delà de trois mois de séjour, le droit au séjour reste conditionné : activité professionnelle, ou ressources suffisantes et assurance maladie, ou étudiant avec ressources suffisantes.

Pour un étudiant d’un autre pays, service-public.fr écrit qu’un titre de séjour étudiant ne permet pas de cumuler les statuts d’étudiant et de micro-entrepreneur, car créer une entreprise demande un titre autorisant une activité professionnelle. La fiche sur le travail des étudiants non européens (vérifiée le 7 octobre 2025) le redit, et ajoute que, dans le cas général, un étudiant peut travailler comme salarié jusqu’à 964 heures par an sans autorisation de travail. La fiche sur la création d’entreprise cite d’autres titres, dont « entrepreneur/profession libérale » et « recherche d’emploi ou création d’entreprise » pour certains diplômés de l’enseignement supérieur français. Quel titre vous concerne : c’est une question pour la préfecture.

Devenir auto-entrepreneur étudiant : les démarches

L’immatriculation se fait en ligne sur le guichet des formalités des entreprises et, d’après service-public.fr (fiche vérifiée le 15 septembre 2025), elle est gratuite sauf pour les agents commerciaux. La page cite une pièce d’identité, un justificatif de domiciliation, une déclaration sur l’honneur de non-condamnation et une attestation de filiation, plus le diplôme pour une activité réglementée. Le nom de l’entreprise est votre prénom et votre nom, précédés ou suivis de « entrepreneur individuel » ou « EI ».

Le chiffre d’affaires se déclare ensuite à l’Urssaf, chaque mois ou chaque trimestre. Selon service-public.fr (fiche vérifiée le 1er janvier 2026), la première déclaration peut être faite au minimum 3 mois après le début de l’activité, et un chiffre d’affaires de 0 € ne donne lieu à aucune cotisation.

Cotisations d’un étudiant auto-entrepreneur : les taux de l’Urssaf

Les cotisations sont un pourcentage fixe du chiffre d’affaires, sans rien déduire. Selon service-public.fr, ce forfait inclut toutes les cotisations et contributions sociales, et l’étudiant y est soumis comme les autres micro-entrepreneurs. Les taux ci-dessous sont ceux publiés pour 2026 par l’Urssaf et par service-public.fr. Les taux de 2027 sont à vérifier sur les mêmes pages.

ActivitéTaux plein 2026Avec versement libératoire (impôt inclus)Taux Acre, début d’activité à partir du 1er juillet 2026
Vente de marchandises (BIC)12,3 %13,3 %9,3 %
Prestations de services commerciales ou artisanales (BIC)21,2 %22,9 %15,9 %
Activité libérale non réglementée (BNC)25,6 %27,8 %19,2 %
Profession libérale relevant de la Cipav (BNC)23,2 %25,4 %17,4 %

BIC ou BNC ? Les exemples de l’Urssaf ne couvrent pas tous les cas : un consultant en informatique freelance relève des BNC, la fourniture de logiciels par une entreprise de développement relève des BIC. Pour la rédaction, le graphisme, les cours ou la photo, la catégorie est une question à poser à l’Urssaf.

L’Acre baisse le taux au démarrage. D’après l’Urssaf, elle est ouverte notamment aux jeunes de 18 à 25 ans révolus, sur demande envoyée à l’Urssaf dans les 60 jours après la date de début d’activité déclarée, à condition de n’en avoir pas bénéficié dans les 3 années précédentes. Le taux réduit court jusqu’à la fin du 3e trimestre civil suivant le début d’activité : pour une activité commencée le 3 septembre 2026, jusqu’au 30 juin 2027, soit 10 mois (exemple de service-public.fr, fiche vérifiée le 1er juillet 2026).

Exemple fictif : Léa encaisse 600 € de rédaction sur un trimestre, en BNC. Au taux plein, 25,6 % font 153,60 € de cotisations. Avec l’Acre à 19,2 %, elles font 115,20 €.

Impôt sur le revenu : rattachement aux parents ou déclaration séparée

Selon que l’étudiant reste ou non dans le foyer fiscal de ses parents, ses revenus de micro-entreprise se déclarent chez eux ou dans sa propre déclaration. Service-public.fr le formule ainsi : rattaché, l’étudiant voit ses revenus déclarés sur la déclaration de ses parents ; non rattaché, il fait lui-même sa déclaration et il est imposé sous le régime micro-fiscal.

Le choix existe pour un jeune majeur célibataire, d’un commun accord avec les parents (fiche « Revenus et rattachement d’un enfant majeur », vérifiée le 15 avril 2026). Le rattachement est possible si l’étudiant a moins de 21 ans au 1er janvier de l’année des revenus, ou moins de 25 ans s’il poursuit ses études. Rattaché, l’étudiant n’a pas de déclaration personnelle et les parents bénéficient d’une majoration de leur nombre de parts. Non rattaché, il déclare lui-même, et ses parents peuvent déduire, dans certaines limites, la pension alimentaire qu’ils lui versent. La page précise que l’un ou l’autre choix peut être plus avantageux et renvoie à un simulateur de l’administration.

Dans le régime micro-fiscal classique, l’impôt ne porte pas sur tout le chiffre d’affaires. D’après service-public.fr (fiche vérifiée le 13 mai 2026), un abattement forfaitaire remplace les charges réelles : 34 % du chiffre d’affaires pour une activité libérale (BNC), avec un minimum de 305 €, et 50 % pour des prestations de services en BIC. Le reste est soumis au barème progressif. Exemple fictif : Karim encaisse 5 000 € en BNC ; l’abattement retire 1 700 €, la base imposable est de 3 300 €, ajoutée aux autres revenus du foyer concerné.

Le versement libératoire est une option : l’impôt se paie avec les cotisations, à 2,2 % du chiffre d’affaires en BNC ou 1,7 % en prestations de services BIC. La même fiche conditionne l’option au revenu fiscal de référence du foyer fiscal de l’année N-2, qui doit rester sous un plafond. Ce plafond est fixé chaque année et s’apprécie par part de quotient familial : pour une option au titre de 2027, le revenu fiscal de référence 2025 ne doit pas dépasser 29 579 € par part ; pour 2026, le RFR 2024 ne devait pas dépasser 29 315 € (impots.gouv.fr). La page ne traite pas le cas d’un étudiant rattaché à ses parents : le service des impôts peut dire quel revenu compte.

TVA : la franchise en base et la phrase sur la facture

Tant que le chiffre d’affaires reste sous le seuil, l’auto-entrepreneur est en franchise en base : il ne facture ni ne déclare la TVA. Pour 2026, d’après service-public.fr (fiche vérifiée le 1er janvier 2026), le seuil est de 37 500 € de chiffre d’affaires de l’année précédente pour les prestations de services et les activités libérales (hors avocats), avec une tolérance jusqu’à 41 250 € dans l’année en cours. D’autres seuils existent pour la vente de marchandises, les auteurs ou les avocats. La fiche ajoute que la proposition d’un seuil unique de 25 000 € a été abandonnée. Les seuils de 2027 sont à vérifier sur la fiche.

Contrepartie : la TVA payée sur les achats professionnels ne se déduit pas. La mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » doit figurer sur chaque facture, et son absence expose à un redressement en cas de contrôle, selon la même fiche. Les règles de la franchise en base relèvent du CGI jusqu’au 31 décembre 2026, puis du code des impositions sur les biens et services (CIBS) à partir du 1er janvier 2027. La mention reste valable : les renvois au CGI dans les mentions des factures restent admis jusqu’au 30 juin 2028 (BOFiP, rescrit du 7 octobre 2026). Après cette date, vérifiez la mention en vigueur.

Auto-entrepreneur étudiant boursier : ce que disent le Crous et la Caf

La bourse sur critères sociaux dépend des revenus des parents, pas de ceux de l’étudiant ; l’aide au logement de la Caf, elle, compte ses propres ressources. La FAQ du Crous sur etudiant.gouv.fr (qui cite la demande 2025-2026) indique que la bourse se calcule sur les revenus de l’année N-2 du foyer fiscal de rattachement, même si l’étudiant a son propre foyer fiscal, et que le détachement fiscal n’a aucune incidence. Des dérogations existent, par exemple pour un étudiant marié ou pacsé ou ayant des enfants à charge.

Sur le cumul avec une activité, la FAQ traite le « job étudiant » : compatible avec la bourse si l’on est assidu et pas inscrit à France Travail. Elle ne mentionne pas la micro-entreprise ; pour un cas précis, la question se pose au Crous.

Côté Caf, la FAQ logement indique qu’un étudiant déclare ses ressources personnelles (salaire, bourse, tout autre revenu imposable perçu) et non celles de ses parents, et qu’un boursier qui travaille peut percevoir l’aide, ses revenus étant pris en compte. Pour un auto-entrepreneur, la fiche de la Caf (mise à jour en janvier 2025) demande de déclarer le chiffre d’affaires brut tous les trois mois pendant les 24 premiers mois d’activité ; au-delà, pour une activité indépendante exercée seule, l’aide se calcule sur les revenus de l’année N-2.

Facture d’auto-entrepreneur : les mentions et un exemple

La facture d’un micro-entrepreneur suit les règles générales, plus une mention propre à la franchise de TVA. La fiche « Mentions obligatoires sur une facture » de service-public.fr (vérifiée le 11 août 2026) liste :

  • la date d’émission, un numéro unique en séquence chronologique et continue, et la date de la prestation ;
  • votre identité : prénom et nom précédés ou suivis de « Entrepreneur individuel » ou « EI », adresse et numéro Siren ;
  • l’identité du client, la désignation de chaque prestation, la quantité, le prix unitaire hors taxes, le taux de TVA ou la mention d’exonération, et les totaux hors taxes et toutes taxes comprises ;
  • la date de règlement, « Escompte pour paiement anticipé : néant » en l’absence d’escompte, le taux des pénalités de retard et l’indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement, qui ne vise que les clients professionnels ;
  • en franchise de TVA : « TVA non applicable, art. 293 B du code général des impôts ».

La même fiche signale quatre nouvelles mentions liées à la facturation électronique : le numéro Siren du client lorsqu’il s’agit d’une entreprise, l’adresse de livraison des biens si elle diffère de celle du client, la nature des opérations facturées (livraison de biens, prestation de services ou les deux) et, si le prestataire y a opté, la mention « Option pour le paiement de la taxe d’après les débits ». Elles s’appliquent depuis le 1er septembre 2026 aux grandes entreprises et aux entreprises de taille intermédiaire, et s’appliqueront aux PME et aux micro-entreprises à partir du 1er septembre 2027. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA, micro-entrepreneurs compris, doivent par ailleurs pouvoir recevoir des factures électroniques.

Exemple de facture d’auto-entrepreneur (données fictives)
EXEMPLE FICTIF, à adapter à votre activité

Léa Martin, entrepreneur individuel (EI)
12 rue des Écoles, 31000 Toulouse
Siren : 123 456 789 (numéro fictif)

FACTURE n° 2026-007
Date d’émission : 28 septembre 2026
Date de la prestation : 22 septembre 2026

Client : Atelier Brun SARL (société fictive)
Adresse : 8 quai des Lices, 35000 Rennes

Désignation : rédaction de 4 articles de blog de 1 200 mots
Quantité : 4
Prix unitaire HT : 90,00 €
Total HT : 360,00 €
TVA : non applicable
Total à payer : 360,00 €

Date de règlement : 28 octobre 2026, par virement (IBAN [à compléter]).
Escompte pour paiement anticipé : néant.
Pénalités de retard : taux de [taux] %, exigibles sans rappel. Indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement : 40 €.
TVA non applicable, art. 293 B du code général des impôts.

Micro-entreprise ou statut national étudiant-entrepreneur

Le statut national étudiant-entrepreneur (SNEE) est un accompagnement, pas une forme de micro-entreprise. Service-public.fr (fiche vérifiée le 23 juin 2026) le décrit comme destiné à l’étudiant ou au jeune diplômé qui veut être accompagné dans un projet de création ou de reprise d’entreprise, après examen du dossier par un comité d’engagement du Pépite.

CritèreMicro-entrepriseStatut national étudiant-entrepreneur
NatureRégime fiscal et social simplifié de l’entreprise individuelleAccompagnement d’un projet de création ou de reprise par un Pépite
Comment l’obtenirImmatriculation en ligne au guichet des formalités des entreprisesDossier en ligne, puis décision du comité d’engagement du Pépite
CoûtImmatriculation gratuite (sauf agents commerciaux)Statut gratuit ; le diplôme d’étudiant entrepreneur (D2E) est payant
Ce que vous recevezLe cadre pour exercer et facturer, avec des cotisations sur le chiffre d’affairesDeux tuteurs, un coworking du réseau Pépite, des aménagements d’emploi du temps, la possibilité de remplacer le stage par le projet

Les conditions : le baccalauréat et une inscription dans un cursus supérieur délivrant un diplôme d’État, ou le statut de jeune diplômé, sans limite d’âge. Le statut vaut une année universitaire et se renouvelle. Selon la FAQ du ministère (publiée le 24 avril 2024), il n’est pas nécessaire d’avoir déjà créé son entreprise, la nationalité n’entre pas en compte et le statut n’ouvre pas automatiquement droit à une bourse. La FAQ ne traite pas du titre de séjour nécessaire pour exercer une activité indépendante : voir plus haut, et la préfecture.

Suivre ses factures et ses dépenses pendant les études

Les règles de facturation sont les mêmes pour un étudiant. QuickBilling propose un éditeur de factures avec un champ d’identifiant fiscal (affichage facultatif), un taux de taxe réglable par document (0 est possible), un préfixe de numérotation avec contrôle du prochain numéro, et une section de notes dont vous renommez le titre : la phrase sur l’article 293 B ou vos coordonnées de virement peuvent y figurer. Le client ouvre la facture par un lien, sans compte, et vous voyez quand il l’a ouverte ; le PDF reste disponible. Le paiement se fait par virement ou par un lien externe : l’outil n’encaisse rien et ne contrôle pas les mentions légales de vos factures.

Pour les dépenses, l’outil range les reçus (jusqu’à 10 fichiers par dépense) avec une catégorie. En micro-entreprise, l’impôt applique l’abattement et non vos frais réels, mais garder les reçus montre ce que vous gagnez vraiment.

Free reste gratuit, avec jusqu’à 5 clients et sans limite mensuelle d’envoi de factures et de devis. Une fois l’adresse e-mail de votre école ou université confirmée par lien, Premium coûte 7,50 $ par mois ou 81 $ par an (au lieu de 15 $ et 162 $), et Unlimited 24 $ par mois ou 259,20 $ par an (au lieu de 30 $ et 324 $), en dollars américains. La confirmation vaut 12 mois pour un nouvel abonnement, et la réduction reste sur l’abonnement.

Sources officielles, consultées les 6 et 10 octobre 2026

Règles vérifiées le 10 octobre 2026

Questions fréquentes

Est-il possible d’être étudiant et auto-entrepreneur ?

Oui. Service-public.fr indique qu’un étudiant peut exercer une activité indépendante en devenant micro-entrepreneur, nom officiel de l’auto-entrepreneur, parallèlement à ses études. Un majeur peut exercer toute activité commerciale, artisanale ou libérale, sous réserve des conditions d’accès aux métiers réglementés. Un étudiant étranger titulaire d’une carte de séjour étudiant ne peut pas cumuler.

Un étudiant étranger peut-il devenir auto-entrepreneur en France ?

Cela dépend de sa nationalité. Un ressortissant de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de la Suisse n’a pas besoin de titre de séjour pour créer une entreprise, d’après service-public.fr. Pour un étudiant d’un autre pays, la même source indique que la carte de séjour étudiant ne permet pas d’être auto-entrepreneur : il faut un titre autorisant une activité indépendante, délivré par la préfecture.

Qu’est-ce que le statut d’étudiant ?

Un étudiant est une personne inscrite dans un établissement d’enseignement supérieur pour suivre une formation initiale, selon l’article L. 123-4 du Code de l’éducation cité par une circulaire ministérielle de 2024. Chaque dispositif ajoute ses critères d’âge : moins de 25 ans pour le rattachement fiscal d’un étudiant de plus de 21 ans, moins de 28 ans pour l’aide au logement de la Caf.

Comment obtenir le statut national étudiant-entrepreneur ?

Il faut déposer un dossier de candidature en ligne, puis présenter son projet devant le comité d’engagement du Pépite, d’après service-public.fr et le ministère de l’Enseignement supérieur. Le statut s’adresse aux titulaires du baccalauréat inscrits dans un cursus supérieur ou aux jeunes diplômés, sans limite d’âge. Il est gratuit, valable une année universitaire et renouvelable.

Un auto-entrepreneur étudiant paie-t-il des cotisations sociales ?

Oui, elles se calculent sur le chiffre d’affaires, d’après service-public.fr et l’Urssaf : 25,6 % en 2026 pour une activité libérale non réglementée (BNC), 21,2 % pour des prestations commerciales ou artisanales, 12,3 % pour la vente. Sans chiffre d’affaires, aucune cotisation n’est due. Un taux réduit, l’Acre, existe en début d’activité, notamment pour les 18 à 25 ans, sur demande à l’Urssaf.

Un auto-entrepreneur étudiant garde-t-il sa bourse et l’APL ?

D’après le Crous, la bourse sur critères sociaux se calcule sur les revenus des parents, même si l’étudiant a son propre foyer fiscal ; un job étudiant reste compatible sous conditions. La Caf indique qu’un boursier qui travaille peut percevoir l’aide au logement, ses revenus entrant dans le calcul. Les pages officielles ne traitent pas la micro-entreprise : le Crous et la Caf répondent pour votre cas.

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